

Bonjour Lucille, peux-tu te présenter ?
Hello Jocelyn, je m’appelle Lucille Germain, j’ai 24 ans. Je suis originaire des Vosges et ça fait quelques années maintenant que je vis en Savoie. Je suis d’abord aller à Annecy pour faire faire un DUT en tech de co en sport études pour concilier le biathlon à haut niveau et les études. Après une année compliquée en biathlon, j’avais envie de découvrir autre chose et je me suis mis à courir. Ensuite, je suis allé à Chambéry pour ma licence et mon Master Marketing et management du sport. Suite à l’obtention de mon master cet été, j’ai envie de de me consacrer au trail et devenir une athlète semi pro. Cet hiver je vais enseigner à l’ESF en tant que monitrice de ski nordique et en parallèle, j’encadre les jeunes au ski club de Bozel.
Depuis quand évolues-tu à haut niveau et quelles sont tes principales performances ?
2019 : Première année de trail avec le team Matryx
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Championne de France de course en montagne en espoir à Saint Gervais les bains.
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Vice championne de France élite de trail et vice championne de France en espoir, derrière Blandine L’hirondel à Méribel
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23ème championnat du monde de course en montagne en Argentine.
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Championne du monde par équipe avec Blandine l’Hirondel, Adeline Roche et Sarah Vueille.
2020 : Année covid qui nous a privé de quelques belles courses.
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Finale des GTWS aux Azores
2021 :
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7ème sur la première manche des Golden World Trail Series, à Olla De Nuria.
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Victore de la MCC
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4ème sur la skyrace des Matheysins
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3 ème à la Sainte Express.
2022 :
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16ème Zegama
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Record du FKT de l’ascension et descente du Triglav (slovénie)
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Victoire de la Boffi fifty (festival des templiers)
Que t’apporte cette pratique au quotidien ?
Déjà dans un premier temps, le fait de me dépenser et de faire du sport me fait du bien. Je me sens toujours mieux dans ma peau après une séance de sport. De plus, la compétition me permet de développer des qualités mentales : détermination, motivation, connaissance de soi, dépassement de ses limites, gestion du stress. Toutes ces qualités m’aident beaucoup dans la vie de tous les jours. C’est grâce au sport que j’arrive à gérer mon stress au travail, que je suis motivée pour faire certaines actions...
En plus de cela, être athlète dans un team me permet d’avoir une vraie structure, avec un coach et de vraies collègues/amis avec qui s’entrainer. On apprend à vivre ensemble lors des stages, on s’entraide lors des entrainements : c’est ça la vraie cohésion de groupe.
Pourquoi avoir commencé un suivi et avoir fait un appel à un diététicien ?
Malgré de nombreuses heures d’entrainements et des séances d’intensités tout au long de l’année, je n’ai pas réalisé la saison que je souhaitais, en termes de résultats. Avec discussion avec le coach, nous avons réussi à pointer du doigt le problème. RED-S . J’étais donc en déficit énergétique, c’est-à-dire que mes dépenses étaient plus élevées que mes apports. Je ne répondais pas vraiment aux besoins de mon corps en termes d’apports alimentaires, que ce soit qualitatif et quantitatif. La conséquence est que mon corps se mettait en mode survie et j’étais donc bridé lors des compétitions. C’est à ce moment-là, à la fin du mois d’août que j’ai décidé de faire appel à un diet.
Qu’est-ce que cela t’a apporté dans ton quotidien mais également dans ta pratique sportive ?
Cela m’a permis d’apprendre à mieux manger. Non pas parce que je ne mangeais pas sainement mais surtout sur ce que je devais apporter à mon corps en termes d’apport nutritionnel et en termes de quantité. Par exemple, je sais maintenant ce qu’il faut apporter à ton corps après une séance de sport (protéines, glucides) afin de reconstruire les fibres que tu as cassées.
La nutrition est un sujet tellement complexe et les avis sont assez différents. Quand tu fais confiance à ton diet, c’est top car tu prends tout ce qu’il te dit et ça te permet d’avoir une seule vision sur l’alimentation.
Dans ma pratique sportive, nous avons réalise un vrai travail. J’ai donc réappris à bien manger. Au vu de mon déficit énergétique, l’objectif était donc d’augmenter les apports au fil de la journée. Nous l’avons fait intelligemment en ajoutant dans la journée une collation l’après-midi et notamment lors des séances d’entrainement de minimum 1h. J’ai apprécié ce la compréhension et l’adaptation de mon diet en le faisant de cette manière plutôt que de m’augmenter les assiettes lors des repas. De plus, je trouve que de travailler avec un diet permet d’optimiser sa nutrition pour performer. Par exemple, avant les courses, mon diet me réalise un vrai plan alimentaire qui me préconise quel repas prendre à j-7 jusqu’au jour de la course mais également un plan pour mes ravitaillements. `
En comparant « avant » et « après », ressens-tu une évolution dans ta manière de manger ?
Je pense que oui. Il y a une vraie évolution. Dans un premier temps, Jocelyn m’a aidé dans ma reconstruction mais aussi à vaincre mon déficit énergétique. J’essaye aussi de moins me prendre la tête avec la nourriture. Je sais que je suis bien suivi et que si j’ai une relation qui redevient malsaine avec la nourriture, je peux de suite en reparler à Jocelyn et nous travaillerons dessus. En étant mieux renseigner sur les bienfaits de certains aliments, j’ai réussie à me réconcilier avec ls glucides par exemples.
Est-ce que l’alimentation mise en place t’as paru difficile à suivre ?
Alors je dirais qu’au début il était difficile pour moi de rajouter des collations puisque je n’avais pas l’habitude d’en prendre et donc je n’avais pas forcément faim. Cependant et comme je l’ai dit plus haut, j’apprécie de travailler avec Jocelyn car il a su s’adapter à mon profil et nous avons fait les choses step by step. Ensuite et au quotidien, j’ai eu du mal à rajouter des glucides ou autres mais j’ai eu un réel constat lors de ma pratique que lorsque je mangeais mieux et plus, j’avançais en course à pied. Donc c’est plutôt un travail mental que j’ai fais.
Pourquoi recommanderais tu as des sportifs de faire un point sur la nutrition et leur alimentation ?
Je conseillerais aux sportifs de faire un point sur leur nutrition car de mon expérience, je pensais bien manger mais au final et au vu du bilan qu’on a fait avec Jocelyn, je n’apportais pas ce dont mon corps avait besoin. Il y a pleins de choses que nous ne savons pas et il y a aussi tellement d’informations, sur internet ou ailleurs, que nous n’avons pas forcément les bonnes infos. De plus, même pour ceux qui mangent bien, il y a des pourcentage à aller gagner pour performer. Un diet peut t’aider à trouver ton poids de forme, te faire suivre des protocoles de low carb (si cela à un intérêt dans ta pratique sportive).

